0 In 3ème/ cycle 4/ thème 3 : le corps humain et la santé

#2- Se protéger des micro-organismes pathogènes

Les “microbes” sont partout, comment s’en protéger ?

Comment éviter de tomber malade ? Comment se soigner suite à une infection ?

1) Eviter la contamination et empêcher lutter contre une infection

Voir documents sur Pasteur et l’asepsie et documents p.78-79

Asepsie = méthode préventive qui vise à empêcher une contamination en évitant tout contact avec les micro-organismes

  • Quels gestes simples vous pratiquez après une chute et une petite blessure.
  • Pourquoi faut-il « stériliser » les instruments de chirurgie avant une opération ?
  • Expliquez le slogan de prévention sanitaire « Les antibiotiques c’est pas automatique ».

« Les antibiotiques, c’est pas automatique » signifie que les antibiotiques ne sont pas destinés à soigner toutes les maladies, ils n’agissent que sur les infections bactériennes  et n’agissent pas sur les virus (ni sur les champignons).

A retenir 

  • Pour éviter la transmission d’une IST et la contamination lors d’un rapport sexuel, il n’y a qu’une seule méthode efficace : le préservatif.
  • Pour empêcher une contamination (à l’hôpital par ex.) il faut stériliser tout le matériel utilisé. Il est alors possible d’utiliser des produits antiseptiques.
  • De même les antiseptiques peuvent empêcher les micro-organismes de se développer au niveau d’une plaie.
  • Par ailleurs, les antibiotiques sont des médicaments spécifiquement utilisés pour lutter contre les infections bactériennes.

Principe de fonctionnement de l’antibiogramme : (p79)

Un antibiogramme permet de tester l’efficacité de différents antibiotiques sur un type de bactérie donné :

Ici, l’antibiotique le plus efficace est le D : il est entouré de la plus grande zone dépourvue de bactéries, c’est donc lui qui empêche le plus leur développement (au contraire, les antibiotiques C et E sont totalement inefficaces…).

 


Histoire des sciences : découverte accidentelle du 1er antibiotique par A. Fleming en 1928 (des champignons Penicillium notatum ont accidentellement colonisé des cultures de bactéries et les ont détruites, ce qui amena Fleming a tester l’efficacité de la pénicilline produite par ce champignon sur des cultures de bactéries).


Synthèse :

  • Il existe des moyens préventifs pour se protéger des micro-organismes : il s’agit des méthodes d’asepsie qui permettent d’éviter tout contact avec ceux-ci (on évite ainsi la contamination et la transmission).
  • On peut utiliser des méthodes curatives (=pour soigner) comme l’usage de produits antiseptiques (qui détruisent les micro-organismes) au niveau des plaies.
  • Si une infection bactérienne se développe, elle pourra être soignée grâce à des antibiotiques adaptés.


2) La réaction rapide du corps lors d’une infection

documents (livre) :

  • composition du pus et son observation au microscope
  • schéma de la réaction inflammatoire et schéma de la phagocytose
  • vidéo

 

Animation sur la phagocytose (via le site Biologie en Flash / cliquer sur l’image pour accéder à la ressource)

Lors d’une infection, l’organisme réagit rapidement et montre une réaction inflammatoire ou inflammation. Il se produit alors un gonflement local, accompagné d’une rougeur, de chaleur et parfois de douleur. Cette réaction s’explique par l’afflux de sang sur le lieu de l’infection.

Des globules blancs quittent la circulation sanguine et se transforment en phagocytes.

Ces phagocytes vont absorber et digérer les bactéries. Ils rejettent ensuite des débris bactériens inoffensifs : l’infection est stoppée grâce à la phagocytose, une réaction immunitaire rapide et non spécifique.


SAVOIR FAIRE :

  • retrouver les principales étapes de la phagocytose (adhésion, absorption, digestion, rejet des déchets bactériens) (ici : A, B, D et C)
  • savoir annoter les schémas de la phagocytose (bactérie et éléments du phagocyte)

(1=bactérie, 2=noyau du phagocyte, 3=membrane du phagocyte, 4=débris bactériens, 5= vésicule digestive)


3) Réactions lentes de défense de l’organisme : réactions spécifiques ou adaptatives

document p90 : comparaison des analyses sanguine d’un individu sain et d’un individu présentant une infection

⇒Observations (constats) :

-augmentation du nombre de leucocytes (phagocyte et lymphocyte) chez une personne atteinte d’une angine bactérienne par rapport à une personne saine

-les lymphocytes se multiplient dans les ganglions lymphatiques lors d’une infection

Hypothèse :

Le rôle des lymphocytes est de soigner l’infection

Vérification (doc4 et 6p91)

Vidéo : La réponse immunitaire adaptative (et rôle des lymphocytes)

  • Lors d’une infection, au niveau des ganglions lymphatiques, on constate la multiplication de certains globules blancs appelés lymphocytes. On distingue les lymphocytes B et les lymphocytes T. Ils révèlent l’existence d’une infection.
  • Un lymphocyte reconnaît un élément étranger (élément viral ou bactérien) grâce aux antigènes que l’élément porte à sa surface.
  • La rencontre entre le lymphocyte et un antigène donné provoque la multiplication du lymphocyte et l’élimination de l’élément étranger.

⇒Etre capable de schématiser l’action des lymphocytes B puis l’action des lymphocytes T (doc 3p92, 5 et 6 p93).


Activité : LES ACTEURS DE LA RÉPONSE IMMUNITAIRE

Notre système immunitaire est l’ensemble des organes et des cellules qui participent à la défense de l’organisme contre les micro-organismes.

Votre professeur ne se rappelle plus du tout de ses cours !

Aidez-le à retrouver quels sont les globules blancs qui interviennent dans nos défenses.

1)Complète le schéma fonctionnel suivant et précise pour chaque globule blanc, quel est son rôle exact.

2)Pour chaque type de globule blanc, rédige un paragraphe précisant son rôle.

CORRECTION PARTIELLE


Le lymphocyte B est une cellule immunitaire qui porte à sa surface et qui produit les anticorps.

Les anticorps sont des molécules dont la forme est comparable à un “Y”, ils possédent :

-deux sites variables pouvant se lier aux antigènes (aux extrémités des branches du “Y”)

-un site constant qui peut être lié à la membrane du lymphocyte B (à la base du “Y”)

Différents anticorps

Les anticorps se fixent aux antigènes (formation d’un complexe antigène/anticorps) ce qui neutralise l’élément étranger et facilite sa destruction par un phagocyte.

Trois bactéries présentant des antigènes différents

Fixation antigène-anticorps

 


Les lymphocytes T eux détruisent les cellules parasitées par un virus donné (de façon spécifique).

Le lymphocyte est aussi capable de détruire une cellule cancéreuse


Remarque :

-les bactéries se multiplient de façon libre et autonome dans les liquides du corps, ce sont alors les lymphocytes B qui vont lutter contre celles-ci,

-les virus sont des parasites des cellules du corps, les cellules parasitées sont détruites par les lymphocytes T.

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